Article FIGARO 4 Juin 09

Publié le par Rigaud Sophie

Rubrique :  Le vin et vous


Juliette GRECO

 

ENTRETIEN

Cette éminence de la chanson française revient sur scène pour quatre soirs. D’origine bordelaise, elle a reçu l’amour du vin en héritage.

 

LE FIGARO. – Vous êtes tombée dans la marmite du vin…

Juliette Gréco : Mon arrière grand mère était propriétaires du Château Rieussec. Je reconnais que les sauternes sont admirables mais je déteste les vins sucrés…

 

La voie était toute tracée !

J’ai été élevée par des grands-parents extrêmement rigoureux. Je voyais passer sous mon nez des vins magnifiques que je n’ai jamais goûtés !

 

Qui vous a initiée ?

J’avais à peine 19 ans. J’i bu mon premier verre de vin avec un monsieur dont j’étais éperdument amoureuse, le coureur automobile Jean-Pierre Wimille qui se tuera accidentellement. Nous avons mangé des huîtres et nous avons bu du chablis. Un vin inoubliable.

 

Et les vins rouges ?

Ces bordeaux qui sentent l’encens, le bois, la nuit, le velours, l’amour, le partage des choses vraies et profondes. Mon grand-père m’a appris que c’était une chose sacrée. Pour moi, le vin est biblique. Presque une religion.

 

Quand aimez-vous prendre un verre ?

Quand je vais au Café de Flore, je commande à l’heure du thé un verre de Ladoucette, un pouilly fumé. Un bon vin vous dit que la vie vaut la peine d’être vécue.

 

A quelle motion peut on comparer le vin ?

Goûter un vin, c’est comme embrasser. L’émotion du vin est comparable à l’amour physique.

Le vin a une action érotique sur les gens. Il est un objet de sensualité, de rencontre.

 

Propos recueillis par Claudine ABITOL.

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